Val de Durance
Lycée
Pertuis
 

AVANT LE PROJET

jeudi 4 juin 2009

J’ai toujours été intéressé par l’histoire de la seconde guerre mondiale, les événements tragiques liés à la période nazie. Lorsque je l’ai étudiée avec le programme d’histoire en classe de troisième, j’ai été impressionné par la folie des nazis et l’ampleur que leurs mesures avaient prise. Pour moi, les camps de concentration sont de vastes parcs où sont entassées des centaines de personnes avant que la décision de les tuer soit proclamée. La barbarie de l’époque nazie m’impressionne grandement. Je me demande toujours comment est-ce qu’un homme aussi dérangé qu’Adolf Hitler a pu arriver au pouvoir et comment est-ce que des milliers de personnes ont pu le suivre sans jamais se rendre compte de l’horreur de leurs actes. De nombreuses questions qui restent souvent sans réponse.
Clément Brest

La seconde guerre mondiale avec les camps de concentration et la Shoah m’ont toujours intéressée et surtout beaucoup touchée. J’ai étudié la seconde guerre mondiale et ai participé au concours de la résistance avec comme thème les camps de concentration en 3°, j’ai donc abordé ce sujet et appris de nombreuses choses. Mais j’ai étudié très peu de témoignages.
C’est important cette année que l’on travaille sur la seconde guerre mondiale avec plus d’approfondissement. Avant de démarrer le projet j’avais abordé la Shoah évidement en cours mais de façon superficielle. Cela me touchait énormément. Je ne savais pas avant comment Hitler avait mis en place son projet, quelles avaient été les étapes. Je n’avais pas travaillé de façon précise sur les jeunes, je pense que cela peut nous atteindre et plus nous concerner surtout que notre projet est sur les jeunes de Pertuis et de la région.
C’est un sujet difficile à aborder car il est très bouleversant et certaines questions restent toujours sans réponses comme : comment un homme peut arriver à préparer un tel massacre ? Et comment tant d’hommes ont pu le suivre et participé à cet acte ?
Juliette Lambert

Ce projet est à la fois très intéressant pour notre culture générale, mais aussi très constructif au point de vue moral. En effet, je pense que ce projet de découverte de la deuxième guerre mondiale est important de nos jours pour ne pas oublier l’histoire : les recherches effectuées sur les personnes déportées dans le sud de la France est bien car elles nous permettent de savoir qu’il y a, dans notre région, des évènements qui se sont passés et pas seulement en Pologne et/ou en Allemagne.
La visite du musée et du mémorial de la shoah à Paris va nous permettre de voir certaines choses impossibles à observer chez nous, dans le sud de la France.
Le voyage en Pologne, dans le camp d’extermination et de travail à Auschwitz va nous permettre de réaliser l’ampleur que l’histoire avait réellement et certaines choses et images vues là-bas laisseront une trace dans nos mémoires à vie. Ce voyage nous permettra aussi de construire nos propres idées sur ce qui s’est passé durant la deuxième guerre mondiale et ainsi imaginer les scènes de la vie à cette époque dans ces lieux. Il nous permettra aussi de forger en nous quelque chose que peu de personnes auront vu, lu et vécu.
François Rocci

Avant notre projet je ne portais pas un intérêt particulier aux camps. Comment aurais-je pu d’ailleurs ? Il est dur de s’intéresser à quelque chose qui ne fait pas directement partie de notre vie, je ne veux pas dire que ce sujet ne me touchait pas pour autant car ce qui s’est passé fait partie de notre histoire et j’attache une importance assez récente à notre histoire, celle de mon pays car elle explique qui nous sommes aujourd’hui et joue un rôle important pour ce qui est de la construction de notre futur. Les camps et la guerre contre le nazisme ont marqué notre histoire et nos vies à tout jamais mais je réalise aujourd’hui que ça ne doit pas juste être pour cette raison que nous devons nous y intéresser.
Avant cette année mes connaissances au sujet des camps de concentration et d’extermination étaient plutôt correctes. Je me rappelle bien du programme de troisième où on avait étudié les camps et ma prof d’histoire-géo nous avait montré la vidéo de Nuit et brouillard, ce qui m’avait pas mal secouée, je me souviens mais je pense que même si j’étais jeune c’est bien qu’on nous l’ait montré parce que cela nous permet de savoir et c’est là que le travail de mémoire est important : c’est savoir, pour comprendre, pour empêcher que cela ne se reproduise. Il y a très longtemps un écrivain a dit : « le mal existe grâce à l’inaction des hommes de bien ». Nous devons donc empêcher que cela se reproduise.
Je connais mes cours sur les camps de concentration et tout ce que l’on m’a appris et je me dis que ce qui est arrivé est horrible et inhumain.
Mais pour ce qui se passait en dehors des camps mes connaissances sur le sujet sont assez limitées, par exemple le fait qu’un homme tel que Hitler ait pu un jour arriver au pouvoir d’un pays comme l’Allemagne me semble inconcevable et que le peuple ait pu alors haïr à ce point les Juifs ....Je connais les faits historiques mais je ne les comprends pas vraiment.
Les sentiments que provoque la connaissance de ces camps et de ce qui a pu se passer sont très durs à définir, on se dit que les gens qui ont permis cela sont des montres mais à ce moment-là je n’avais pas compris, on ne peut pas comprendre que ces personnes ça aurait pu être nous, avant cela on ne peut pas juger... Hitler a tout mis en place afin d’empêcher toute forme de résistance mais même en sachant cela, on n’arrive toujours pas à comprendre que les gens aient pu permettre la déportation. Comment les Juifs ont-ils pu se laisser faire, comment les dirigeants ont-ils pu mettre au point ce qu’ils ont appelé « la solution finale » ?
Y a-t-il des noms que l’on puisse donner à ces sentiments ? Peut-être révolte, injustice, impuissance ? C’est dur à dire.
Candice Baudet

Avant de commencer le travail sur le projet, pour moi un camp de concentration était un lieu où les Nazis emmenaient les personnes qu’ils n’aimaient pas et où ils les tuaient au travail.
Je trouvais horrible l’idée que des hommes aient pu penser à ça. Qu’ils l’aient fait est inexcusable et impardonnable.
Marjorie Bouquin

J’ai eu la chance de participer au concours de la résistance en troisième, ce qui m’a permis d’acquérir des connaissances sur le sujet. Nous devions réaliser des dossiers sur la vie des déportés dans les camps, de réaliser des tableaux avec le nombre de déportés par camps, le nombre de déportés exterminés, etc. J’avais aussi étudié les différents triangles brodés sur les chemises qui symbolisaient une catégorie de déportés... J’ai visionné Nuit et brouillard, et j’ai également entendu la chanson du même nom de Jean Ferrat. Ma professeur Mme REZZI nous a beaucoup investis dans ce projet. J’ai également lu cette même année Naufragés et rescapés d’Auschwitz de Primo Levi, ainsi que le Journal d’Anne Franck. J’ai aussi remporté un des prix de ce concours, et j’ai pu partir en voyage de trois jours au Pas de Calais, où j’ai pu visiter une exposition sur le nazisme et la déportation. J’ai aussi rencontré un déporté qui nous a fait part de son vécu dans les camps. J’avais alors une idée de l’ampleur du génocide et de l’horreur nazie surtout grâce aux chiffres que j’avais dû utiliser, puis grâce au récit du déporté. J’ai aussi participé à une séance de témoignages de trois rescapés du camp de concentration de Dachau. Ils nous avaient alors montrés des dessins réalisés par un des trois hommes qui représentaient les tâches inutiles que subissait les déportés : se jeter dans la neige et se relever immédiatement en courant, construire un mur qu’on détruisait le soir même… Ils nous avaient aussi apporté une des chemises qu’ils avaient portée là-bas.
J’ai toujours été très intéressée par cette période de l’histoire, et je pense que c’est en partie grâce à ma troisième, et mon professeur d’histoire-géo qui m’a fait découvrir de nombreuses choses à ce sujet.
Marion Vistoli

Arriverons-nous à comprendre un jour comment les nazis ont pu en arriver là ? Comment pouvait-on enseigner aux enfants les classifications et les discriminations ? Comment pouvait-on penser qu’il existait différentes races et certaines supérieures et d’autres inférieures ? Pour ma part, je ne comprendrais jamais et j’ai peur de l’émotion que je ressentirai lors je serai à Auschwitz ? Le génocide juif est l’une des périodes historiques les plus noires de ces derniers siècles. Il a tout de même permis à l’humanité de se rendre compte jusqu’où la folie raciste, xénophobe et antisémite pouvait mener. C’est donc par de voir de mémoire et de civisme que le génocide se doit de ne jamais être absent de nos esprits. Nawal Zarbaz

Quand j’ai appris que ma classe allait travailler sur ce projet, j’étais contente parce que je pense que c’est une grande opportunité de travailler sur un sujet aussi important et donc de pouvoir enrichir nos connaissances sur la shoah. J’ai été surprise aussi qu’une classe du lycée Val de Durance puisse vraiment s’investir dans ce projet en allant à Izieu, à Paris et à Auschwitz ; je suis consciente que nous sommes vraiment chanceux. Avant ce projet, mes connaissances étaient limitées sur le génocide des Juifs. Je pense que j’en connaissais autant que la plupart des lycéens et étudiants mais je ne me rendais pas assez compte de l’ampleur de ce drame historique. Quand j’étais plus jeune, les mots “camp de concentration, d’extermination” n’avaient pas de réel sens pour moi. Je pense que je ne réalisais pas l’horreur de ces camps mais c’est très dur pour un enfant de s’en rendre compte. Je trouve ce projet très enrichissant car c’est important d’étudier cette partie de l’histoire européenne en première, c’est le moment où nous sommes le plus sensibles et où nous pouvons commencer vraiment à nous investir dans un projet. C’est important de se forger sa propre opinion et je pense qu’aller sur les lieux-mêmes de ce génocide peut nous aider à répondre à certaines de nos questions. Soraya Bouhlal

Avant de débuter le projet, je trouvais cette histoire de racisme et de camps de concentration absurde et ignoble, j’en ai parlé quelques fois avec mes parents parce que nous avons un livre intitulé Paroles d’étoiles qui m’avait marquée. Mais je ne me suis pas plus renseignée, je me suis longtemps limitée à des connaissances vagues, pourtant je trouve ce sujet très intéressant. En effet, il déclenche en nous beaucoup d’interrogations. Amélie Dimech

Avant cette année de première, la seconde guerre mondiale n’est pas très claire pour moi : beaucoup d’ambiguïtés, d’incohérences et de confusions. Je sais que cette guerre a fait le plus grand nombre de morts depuis la création de la race humaine. J’utilise l’image de cette guerre comme l’exemple type de la cruauté humaine, c’est l’irrespect, le racisme, la supériorité, l’insensibilité, l’égoïsme, ... tous les défauts humains se trouvent là, réunis à ce moment de l’histoire. Avant cette année, je en connais pas bien les circonstances, les causes, les auteurs de ces crimes, ni vraiment la place que ça prend dans la tête des gens. Quand j’y pense, je me dis : « ben oui, c’est arrivée, oui, c’est horrible... et après, c’est du passé heureusement. » Et puis penser à toutes ces horreurs ça fait mal ! Alexia Gallouët

 
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