Val de Durance
Lycée
Pertuis
 

Rencontres avec des acteurs de la lutte contre le harcèlement

mardi 6 novembre 2018, par Sandy Rolland (Documentaliste)

"Parce que le harcèlement c’est déprimant... Écoutons les intervenants"  

Nous, certains élèves de 2°11, nous prenons les choses en main pour vous présenter le harcèlement sous la vision de quatre acteurs en lien avec cette cause ;

• Un CPE
• Un juge pour enfants
• Un psychologue
• Un policier

Tout d’abord nous avons rencontré notre CPE, Mr Di Scala, qui a répondu à nos questions pour nous présenter son métier et nous donner sa vision des choses. On lui a demandé quel était le type de harcèlement le plus fréquent et il s’avère qu’il s’agit du harcèlement moral, qui est le plus communément engendré par les filles, notamment sur les réseaux sociaux. Dans le cadre du lycée les principales victimes de harcèlement sont les plus faibles ou les plus timides, cette violence peut amener à une déscolarisation de l’élève et, dans les cas les plus extrêmes, à la dépression voire au suicide. Afin de combattre ces pratiques, le lycée s’implique dans la lutte contre le harcèlement en sensibilisant les élèves autant que les professeurs. Ainsi, Mr Di Scala explique avoir reçu une formation lui permettant de pouvoir reconnaître, agir et se positionner, comme par exemple en prévenant la famille et en l’incitant ou non à alerter la police. Si l’on est témoin de harcèlement, la meilleure réaction à adopter est la prévention auprès des adultes. Notons que le profil type de la victime est celui d’une personne timide, n’ayant pas forcément beaucoup d’amis, et qui serait donc « fragile ». En ce qui concerne les sanctions applicables au harceleur, celui-ci pourrait être ,selon le règlement intérieur ,exclu temporairement, ou, dans le pire des cas, définitivement de l’établissement. Ces sanctions sont les mêmes partout et peuvent également être appliquées à la victime si celle-ci se défend excessivement car comme nous l’a expliqué Mr DI SCALA, il ne faut pas que la victime devienne le harceleur, ce qui peut arriver lorsque le harcèlement se répète fréquemment et devient extrême.

Par la suite nous avons rencontré Mme Kiriakidès dont la profession est juge pour enfants. Elle est donc confrontée au harcèlement moral et physique qu’elle définit comme un embêtement répétitif et ayant des conséquences sur la vie de la victime. Elle nous explique que pour obtenir un procès il faut que la police intervienne, qu’elle sollicite le procureur de la République qui choisira donc de faire appel au juge si besoin. Si la victime arrive à obtenir un dédommagement, le harceleur peut encourir de 500 à 15000 euros d’amende plus six mois d’enfermement si celui-ci est âgé de minimum treize ans jusqu’à dix-sept ans, une fois majeur, la peine est doublée. Les témoins quant à eux ne sont pas jugés sauf s’il y a non assistance à personne en danger. 
Lors d’une audience qui juge un ou plusieurs enfants, les différents protagonistes sont la victime, le prévenu (l’accusé), les avocats, les parents, le juge, le greffier, le procureur et deux juges non professionnels (assesseurs). 
Le jugement d’un majeur et celui d’un mineur sont différents dans la mesure où, pour ce dernier, le public n’y assiste pas.

 
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