Val de Durance
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On me dit que l’Histoire, c’est du passé

mercredi 23 mai 2018, par Hervé Pornot, Roselyne MILANI

On me dit que l’Histoire, c’est du passé, et qu’il est bien loin derrière nous. On me dit que certaines blessures, il faudrait les oublier et ne plus y penser.
Et bien moi, je ne peux pas oublier, cette peur que leur mémoire soit perdue, celle de ces femmes, de ces hommes et des enfants à qui on a pris la vie, alors qu’il ne demandait rien de plus que le simple fait de vivre tranquille et d’avoir leur place.
Mais ne pas oublier, c’est bien plus que cela. Je me suis rendu au camp des Milles, et en évoquant ce passé, on ne peut pas rester insensible. Face à ces conditions de vie inhumaines, traités comme des animaux qu’on enfermait dans des cages, dans le noir, avec le manque de lumière, dans la saleté la plus ignoble… Mais si ce n’était que cela… C’est justement un enfer qui ne s’arrêtait pas, au point de réduire inhumainement à la mort un être humain, pour ce qu’il était.
En ce temps-là, dans cette guerre-là, la dictature a révélé des hommes qui n’avaient pas la moindre conscience humaine envers les autres et ils avaient commencé sur des promesses de progrès… Hitler promettait d’aider les pauvres, mais toujours avec cette idée de dénonciation d’un bouc-émissaire, les juifs. « Les juifs sont ceux qui ont le plus d’argent alors que vous êtes pauvres » Et c’est comme cela que l’idéologie avance et rentre dans la société. Et une fois que ses dangers sont mis en place, plus de démocratie, plus de société digne de vivre et on ne peut plus rien faire.
Alors, il y a des témoignages qui ont vécu cela, il y a des récits comme celui de Primo Levi « Si c’est un homme »
Aujourd’hui, pourquoi l’on se repenche sur ces faits ? Et plus tard ? Qu’est-ce-que l’on voit dans la société actuelle ? Prenons un exemple : Une personne monte dans un bus, s’avance devant deux banquettes. Sur l’une, une personne de couleur noire, sur l’autre, un blanc. La personne réfléchit et va s’asseoir à côté du blanc. C’est comme cela que l’on s’habitue à une idéologie dans la société. Par de simples manières, de simples phrases inconscientes, maladroites et on peut arriver au pire.
Pourquoi dans les discours politiques, cela se propage-t-il ? Regardez comment Hitler est arrivé au pouvoir ? Il a promis, des engagements forts et le peuple lui a fait confiance. Regardez ce que cela a entraîné. Aujourd’hui, dans certains discours, c’est la même chose. Ca commence avec la dénonciation d’un bouc-émissaire… et tout cela entraîne le pire.
Alors je vous pose la question : Tout ce qui se passe aujourd’hui ne ressemble-t-il pas à ce qui se passait hier ? Et si nous n’agissons pas maintenant, demain qu’est-ce-qui se passera ?

Loïc Paumond- 1ere STMG2

 
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