Val de Durance
Lycée
Pertuis
 

Chemin de Lettres dans la ville

mercredi 24 mai 2017, par Roselyne MILANI

Chemin de Lettres dans la ville

Lentement se tisse à ma vue un long chemin obscur et brumeux aux pistes indomptables
Des fragments de lettres à la structure lacunaire sont délaissés sur les bords rugueux de ce parcours
Je cours dans les rues nonchalantes de cette ville
Les lettres voyagent de villes en villes et font se rencontrer les gens à la croisée des chemins.
Les lettres s’envolent empruntant les chemins célestes des villes lunaires
Les villes s’éclairent , les rues s’animent, l’agitation, le bruit, tout me paraît loin du haut de ma tour
Un rayon de soleil traversait toute l’immensité de ma ville, pour réveiller mes yeux endoloris.
Au même moment une lettre faisait le chemin inverse dans le but d’établir un échange
Ah ce que le parcours de minuscules choses provoque un si beau changement dans le monde, au point de vous y éveiller !
Cette dernière lettre m’incendiait l’esprit de questions aux réponses incomprises.
Je pouvais observer la petite ville portuaire qui s’éveillait peu à peu.
Un fort souffle balayait le port et les embarcations, je pouvais même distinguer le facteur délivrant le courrier. Le vent faisait fuir les lettres de l’étreinte du jeune-homme. Les lettres volant au gré du mistral semblaient chercher seules leur chemin.
Les lettres se mêlent formant ce doux tissu de mots.
A travers ce chemin sans fin, j’ai l’espoir de voir un jour se croiser nos destins.
Une ville illuminée de mille feux se reflétant à la perfection dans les yeux de cet enfant.
Au loin à l’horizon j’aperçois la ville, je griffonne les dernières pensées sur ma lettre avant de reprendre mon chemin.
Au cœur des petits rues de cette ville, il est étonnant à quel point le silence peut crier.
Ce chemin qui mène à ce lac revêtu d’une épaisse couche de glace scintillante.
Non loin d’ici dans une autre ruelle sale, de cette ville puante, se trouve une lettre brunie par l’usure.
Et c’est bien cela qui rend l’atmosphère de cette ville aussi agréable.
Elle s’envole à travers les ruelles étroites de ma ville, cette lettre parfumée provenant de la mer.
Du haut de ma fenêtre, dans cette ville que j’admire, il m’est difficile de ne pas rêver devant pareille splendeur. Mon chemin n’est pas tracé et ma destinée reste à écrire. En une lettre prête à poster.
La cité me cite ses histoires nouvelles chaque jour et même chaque soir, le long de ce chemin, qui me guide vers elle, englobée par la douce chaleur de ces torches noires et imposantes.
Comme des dizaines de petites lettres qui papillotent dans mes oreilles et mon cœur qui chaque soir, me chuchotent de me laisser entraîner et bercer par les bras de l’astre lunaire qui comme ma ville, dévoile ses quartiers au plus grand soir.
Les lettres du passé résonnent en moi comme les battements de ton cœur éloigné.
Cette lettre ne cesse de m’ouvrir de nouveaux chemins de pensée.
Tels des serpents des multitudes de réseaux internet ondulent sur les chemins de mon empire.
Les lettres voyagent de villes en villes et font se rencontrer les gens à la croisée des chemins.

Les élèves de 1ere L 1

 
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