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Sanctuaires Ardents

lundi 20 février 2012, par Sandy Rolland (Documentaliste)

Dans « Sanctuaires Ardents » de Katherine Mosby, un événement bouleverse tout le petit village de Winsville : l’arrivée - ou plutôt le retour inattendu - du nouveau couple Daniels dans l’antique demeure des « Hauts ». Ce mariage aux parfaites apparences entre Willard - descendant légitime de la riche famille des Daniels - et Vienna - somptueuse jeune femme férue de connaissances - va se heurter au ternissement de l’amour, envenimé par les commérages des villageois sans scrupules. Mais un matin, après une violente dispute, Willard s’en va, laissant à charge deux enfants et cette vieille ferme coûteuse en entretien, que Vienna va devoir assumer seule. Ainsi, poussée à l’isolement, cette petite famille désormais composée de Vienna et de ses deux enfants Willa et Elliot, va se bâtir un monde à part, un « Sanctuaire » familial : un havre protecteur aux intrusions rarissimes.
 
Dans ce paysage majestueux, le lecteur assiste impuissant et admiratif à cette leçon de vie et de morale que les personnages nous retranscrivent de manière touchante et admirable. Entre insouciance et désillusion sociales, chaque personne, chaque décor et chaque mot trouve sa juste place au sein de ce roman, comme les pièces d’un puzzle, que le lecteur aurait pour but d’assembler jusqu’à prendre conscience de l’ampleur de celui-ci. Ainsi, dans cette œuvre, nous évoluons au travers des intrigues troublantes, entre présent et passé, que l’auteur nous livre par plusieurs anallepses et par des descriptions riches et variées. Comme il est écrit dans le journal The New Yorker « Vienna, Willa et plus encore le jeune Elliot prennent corps dans cet univers aussi concret que littéraire ».
 
Mais « Sanctuaires Ardents », ce n’est pas uniquement un roman fantasque aux apparences aux aspects embellis mais une œuvre réaliste qui s’indigne face aux préjugés, une œuvre profonde aux références et aux réflexions philosophiques nombreuses, que cette auteur nous déverse dans un style parfaitement imagé. Enfin, il y a dans ce livre un goût âpre d’amour perdu, une nostalgie émouvante, le regret du temps qui passe mais surtout - et pardessus tout - un espoir au bonheur comme un cœur se rattache à la vie.
 
  
 
 Alexis Fotius 1èreL1.
 
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