Val de Durance
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Le Collaborateur de louis Aragon

jeudi 26 mai 2011, par PREVOST Elisa

Le Collaborateur d’Aragon


 Pendant la guerre et l’occupation la vie des personnes était marquée par de nombreux changements. Les personnes pour la plupart étaient particulièrement antisémites et xénophobes « ça ne doit pas être un Français dit-il avec ce pli de désapprobation » (p.39), « Mais elle avait peur des juifs » (p.40). Ceci dû à l’occupation allemande maintenant présente dans la zone libre. « Tant qu’ils n’occuperont que la zone occupée » (p.41). La population française se divise majoritairement en deux, entre les résistants et les collaborateurs. De nombreuses personnes écoutent la radio anglaise, « pour ces gens qui écoutent Londres » (p.46), en signe de résistance. De plus les gens avaient recours au marché noir pour se procurer certains produits introuvables en vente libre « un type qui fait du marché noir » (p.46), « que les œufs venaient du marché noir » (p.61) « on avait encore du savon d’avant-guerre » (p.50), « Le dîner manquait un peu de corps » (p.61). La mort était aussi très présente pendant la guerre. Le fils de Monsieur Picot est mort au combat. Dans chaque famille la mort d’un proche était habituelle. De nombreuses histoires d’arrestation et d’emprisonnement étaient colportées par les personnes en opposition contre l’occupation allemande. « Il y a des gens, il suffit que quelque chose soit allemand, pour qu’ils le dénigrent » (p.41) « On écouterait les gens, les occupants seraient des monstres, et je te fusille, et je te torture, les mères séparées de leurs petits, les malades achevés dans les hôpitaux » (p.50)
 Le personnage principal est Grégoire Picot, il possède sa propre boutique de réparation de radios. Sa femme s’appelle Berthe, ils ont un fils Pierre qui est mort pendant la guerre, et un petit fils Jacquot. Grégoire Picot est un collaborateur, il croit en l’Allemagne. Il fait partie de la droite, il dénigre la gauche et les communistes. Sa famille n’est pas dans le besoin car par exemple, Berthe propose d’aller acheter des bonbons pour l’enfant.
 Grégoire Picot est un homme qui croit en la collaboration.Il pense que l’occupation est quelque chose de normal, comme les Allemands ont gagné la bataille contre la France, les français n’ont plus qu’à accepter l’occupation. Tout au long de la nouvelle, Grégoire va dire aux personnes avec qui il converse à propos de l’occupation et des Allemands, " Il faut un peu de logique ". Pour Grégoire, toutes les choses qui se passent autour de lui sont normales : le couvre feu, les restriction, les morts causées par les Allemands pendant la guerre, même la mort de son fils lui semble normale. Il répète tout le temps, " Il faut un peu de logique.". mais plus il répète cela plus on vient à croire que c’est lui qui n’a pas de logique, et qu’il se persuade lui même du bien fondé de l’occupation allemande. on en vient à comprendre que Grégoire ne se rend pas compte de ce qui se passe dans son pays, il ne croit pas aux histoires sur les atrocités que faisaient les Allemands. Au cours de la nouvelle, Grégoire Picot va discuter de ce que font les Allemands, mais il va toujours trouver un réponse à ce questionnement en faveur de l’occupant. Grégoire se met des œillères pour ne pas voir ce qui se passe réellement autour de lui, il chercher à se préserver ainsi que sa famille de l’horreur de la guerre.
  Grégoire Picot évolue au moment où son petit-fils Jacquot est tué car avant, il lui semblait normal que les Allemands occupent sa ville. Il leur donnait raison mais dès que son petit-fils a été tué par l’un des leur, on peut supposer qu’il va se rendre compte que les Allemands ne sont pas ceux qu’ils paraissent être. Il a un déclic qui va changer sa vision sur les Allemands. Son petit-fils s’est retrouvé dans la rue au moment du couvre-feu, il avait trois ans et demi ce n’était q’un petit enfant. Il voulait seulement rattraper sa balle. Le geste de l’Allemand qui a tiré sur le petit enfant montre l’atrocité de l’occupation et cette période de guerre. Ce geste oblige M. Picot à ouvrir les yeux de façon particulièrement brutale. Mais la nouvelle ne le montre pas, cette évolution est implicite.

 

Real Mélanie

Gauthier Charlotte

Prévost Elisa

1°Eco2

 
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