Val de Durance
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Elsa Triolet « Les souliers grillés »

jeudi 26 mai 2011, par DEJARDIN Marine

 Dans le livre " Quatre récits de l’occupation" ,Elsa Triolet a participé à la résistance et décide d’écrire afin de participer à l’effort et à la lutte intellectuels. La nouvelle  « les souliers grillés" appartient au domaine du témoignage.
Elsa et Aragon ont envie de dénoncer les personnes ayant fait du mal sans raison valable.
 
 
 " Les souliers grillés" d’Elsa Triolet
 
 Au début de la nouvelle, Elsa Triolet décrit l’évolution de sa façon de penser avant et après la guerre. Ensuite elle commence son récit par la description d’une journée de pluie, leur transport puis l’arrivée dans un hôtel pas très accueillant que les Allemands ont réquisitionné. Elle parle tout au long du texte des souliers de son mari et de la difficulté qu’il a à marcher. Par chance il restait une chambre pour eux dans l’hôtel , qui était la bienvenue pour " les pieds d’Aragon. Malheureusement un de leur volet est bloqué et elle hésite à demander au patron de l’aider. Celui-ci lui parle mal et lui ordonne de partir. Elsa refuse de se laisser prendre à la colère et de s’en aller. Les voyageurs sont mal reçus ils dorment dans des draps usagés et sont réveillés quand cela arrange le personnel. Au matin ils montent dans la voiture de la poste et partent. Elsa repense encore au patron et se demande pourquoi il a agi ainsi car c’était à son avis plutôt le rôle des Allemands. Il aurait dû l’aider car ce qu’il a fait ne lui a rien apporté et encore moins de la notoriété, pas comme Aragon qui lui a porté vaillamment ses souliers grillé jusqu’à en perdre un ongle.
 
L’éloge ou les dénonciations dans le récit " Les souliers grillés"
 
 "Les souliers grillés" d’Elsa Triolet dénonce l’horreur de la guerre et la haine des gens entre eux, haine gratuite.Ce récit fait la dénonciation de la misère, de la souffrance et des masses d’hommes subissant la guerre. Tout cela donne le vertige à la narratrice qui n’arrive pas à cerner les raisons de cette nausée physique.
Elsa dénonce la conduite ignoble des Allemands notamment dans les camps de concentration. Elle s’imaginait que le crime chez l’homme était dû au hasard et que ce hasard pouvait, s’il lui en donnait l’occasion, rendre ce même homme sublime. Or, elle découvre que lorsqu’un homme devient criminel, il le reste et il utilise toutes les occasions d’être infâmes.
Lorsqu’elle est à l’hôtel, elle rapporte aussi le fait que par le simple prétexte d’avoir demandé des choses interdites, telles que de la nourriture pouvant provenir du marché noir, certains comme le patron de l’établissement peuvent la dénoncer à la police. Cela prouve que lors de l’occupation, la population était constamment dans l’angoisse et ils ne pouvaient avoir confiance en personne. Ils pouvaient se faire arrêté à n’importe quel moment.
Elsa triolet nous raconte quelques instants de cette vie d’attente, de déplacements compliqués, d’angoisses. Elle reste toutefois assez intime. Elle nous explique ce qui l’a touchée : le plus n’est pas le froid ou la faim, mais la bêtise, l’intransigeance de certaines personnes.
 
En conclusion, elle trouve ça scandaleux et incompréhensible alors qu’ils sont assez malheureux que des Français puissent être aussi odieux, blessants et détestables avec d’autres citoyens français victimes de cette occupation .
 
 
 Laura Martinez
 
Marie Gironde
 
Marine Dejardin
 
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