Val de Durance
Lycée
Pertuis
 

Les 1°ECO2, Michel Agnellet et Jean-Charles Raymond

mercredi 15 décembre 2010, par STRZEPEK Romane

Gironde Marie

Personnellement j’ai adoré la rencontre avec Michel Agnellet, cet incroyable combattant qui a généreusement pris de son temps pour nous raconter son histoire et celles de ses camarades du Lycée Buffon entre 1940 et 1944. Il m’a beaucoup appris sur la résistance et sur leur vie lors de cette période de l’histoire de France.
Ce personnage est quelqu’un de très émouvant et d’attachant avec une très belle moralité. C’est vraiment une personne formidable qui pour moi a fait un geste symbolique durant cette guerre.
Je le remercie du fond du cœur car je n’oublierai pas cette expérience fabuleuse et tout ce qu’il nous a fait partager.

 

Meissonnier Eloïse

Le lundi 18 octobre 2010, nous avons eu la visite de Michel Agnellet, l’un des plus jeunes résistants français de l’époque, il avait 13 ans et demi en 1940. Il habitait la ville de Paris, et était scolarisé au lycée Buffon dans le 3eme arrondissement.
La ville de Paris est alors sous l’emprise des allemands. Les allemands interdisent aux français de célébrer le 11 novembre qui est pourtant un jour de fête nationale. Dans la cour de son lycée Michel trouve le matin du 11 novembre un tract invitant les élèves à participer à une manifestation, et de se rendre sur la tombe du soldat inconnu, et donc « d’honorer le soldat inconnu ». Pour cela il se rend aux Champs
É
lysées, beaucoup d’élèves sont présents. Ils déposent une gerbe en forme de croix de Lorraine de 2 mètres, symbole de la résistance, sous l’arc de triomphe. Ils sont surpris par une fanfare allemande et ils les attaquent, et les musiciens s’enfuient, mais derrière la fanfare il y avait une voiture d’assaut avec une mitrailleuse. Les allemands ont alors tiré sur les jeunes, et arrêté quelques manifestants.
Cette manifestation est un moment clé pour la Résistance, elle est même considérée comme le premier acte de résistance en France. C’est la première fois que les français répondent à l’appel du général De Gaulle du 18 juin. Il s’agissait d’une manifestation spontanée des jeunes parisiens, il n’y avait pas vraiment d’organisateur.
Durant toute son intervention Michel nous a parlé des différents actes résistants qu’il a commis pas la suite avec ses camarades, en l’espace de 6 mois ils sont responsables d’une cinquantaine d’attentats. Parmi les plus importants il y a celui de la rue de Bussy, et l’attentat de l’aérodrome de Melun.
Un jour 6 de ses amis sont arrêtés, ils sont jugés par les français, qui les condamnent aux travaux forcés à vie, et par les allemands qui les condamnent à mort. Ils sont alors amenés dans un camp de concentration où ils seront torturés puis fusillés. L’un des 6 a été gracié. Les camarades de Michel fusillés sont les 5 martyrs du lycée Buffon.
Mes impressions sur l’intervention : j’ai été très touchée et remuée par les paroles de Michel. En l’écoutant parler on ressentait que même des années après il était toujours sensible et ému de nous faire partager son passé. C’est une personne admirable qui a agi pour la France sans tenir compte qu’il pourrait perdre la vie en agissant ainsi. Il a fait ça pour notre avenir, pour notre futur. Et aujourd’hui il nous fait partager son vécu pour que nous puissions empêcher que d’autre chose horrible comme celle-ci puisse encore arriver.

 

Michel Agnellet et Jean Charles Raymond

Marine Dejardin

Le lundi 18 octobre Michel Agnellet, un résistant, ainsi que Jean-Charles Raymond, le metteur en scène de la pièce de théâtre " Un autre 11 novembre" sont venus au Lycée Val de Durance afin de nous raconter l’histoire de Michel.

Lors de cette rencontre Michel Agnellet nous raconte en détails ses débuts dans la Résistance. Michel était alors au lycée Buffon à Paris lorsqu’un jour on lui donna un papier proposant de venir manifester aux Champs Elysées contraire à l’appel radio lancé par les autorités allemandes pour interdire la commémoration de l’armistice du 11 novembre. Un grand nombre d’élèves âgés de 13 à 17 ans s’était déplacé afin d’y participer. Ils déposèrent la croix de Lorraine sur la tombe du soldat inconnu. En 1942 le professeur de français de Michel et de ses amis fut arrêté et exécuté. Les jeunes lycéens participèrent à des attentats comme par exemple la destruction d’avions bombardiers. Recherchés par la police, 5 des jeunes résistants sont arrêtés puis torturés chaque jour pendant 6 mois. Les camarades de Michel ne l’ont jamais dénoncé. Ce sont les " 5 martyrs du lycée Buffon ".

En quelque sorte Mr Agnellet est resté en vie grâce au fait que les cinq condamnés ne l’ont pas dénoncé.

 La rencontre avec Michel Agnellet m’a beaucoup émue et touchée. Nous avons pu posé des questions et il a su nous répondre avec sincérité. Michel a pris de son temps si précieux pour nous raconter son histoire et celle de ses amis du Lycée Buffon à Paris.

Personnellement j’ai adoré cette rencontre faite avec ce résistant qui n’avait que 13 ans à cette époque. Il m’a beaucoup appris sur la Résistance et sur leur vie lors de cette période de l’histoire de France.

 

RAGAGLI Valentin

Tout d’abord je tiens à dire et je pense que personne ne me contredira que rencontrer cet homme formidable est une vraie chance dans une vie d’Homme. Cette chance que j’ai eue et que ceux qui étaient présents ont eu ne se renouvellera sans doute jamais...

Cette chance devra se transformer en « devoir » vu que ces résistants sont de moins en moins nombreux. Ce « devoir » consistera à transmettre tous ses souvenirs d’Homme qui a vécu l’horreur et la souffrance pendant 5 longues années alors qu’il était encore lycéen...

Il le dit lui-même : « par pitié, ne laissez jamais refaire des choses comme ça » ! Ce déchirement extrême de résistant arrive à nous toucher au plus profond de nous... Il n’arrive même plus à dormir ! Et le pire c’est qu’il considère ça comme un devoir et malgré toutes les atrocités qu’il a vues, je suis persuadé que si c’était à refaire, il le referait sans la moindre hésitation ! Nous ne pouvons qu’ être admiratif devant des gens comme lui ! Et qui risquaient leur vie à chaque seconde de leur vie de résistant ; d’ailleurs bon nombre de ses copains ont été fusillés à cause de leur activité...

Il n’y a aucun mot pour qualifier ces hommes à part le respect tout simplement. Je pense qu’aujourd’hui nous devons tous transmettre son témoignage aussi fort dans le discours et émotionnellement aussi...

A l’échelle humaine il s’est passé une révolution entre la fin de la guerre et aujourd’hui, par contre, à l’échelle historique il s’est juste passé 60 ans !!! Et c’est grâce à des gens comme lui que nous sommes sensibilisés au devoir de mémoire. Devenir des témoins indirects de l’histoire. Aujourd’hui nous pouvons être fiers d’avoir connu des gens comme Michel AGNELLET et j’espère que nos enfants pourront aussi entendre ce qui s’est réellement passé et non plus seulement par des livres d’histoire...

Jean-Charles Raymond, auteur de la pièce

Laura Martinez

Je pense que c’est un privilège de pouvoir rencontrer un résistant car à l’heure d’aujourd’hui il fait probablement partie des dernières mémoires de cette guerre. Il nous a fait un témoignage vivant avec plus de précision et de réel qu’un livre à ce sujet. Ainsi il nous dévoile toutes les facettes de la résistance et de la guerre que l’on ne connaissait pas.
Dès que je suis entrée dans la salle j’ai été un peu surprise de son état car je l’aurais imaginé plutôt fatigué, mais lorsqu’il nous a expliqué qu’il était le plus jeune résistant en ayant 13,5 ans, cela ma semblé logique. Il a eu beaucoup de sang froid et de courage pour faire toutes ces actions contre les Allemands : d’abord des actions non violentes comme imprimer des tracts puis plus tard une résistance active avec des armes.
Cependant j’ai ressenti de la déception chez lui lorsqu’il a évoqué la trahison d’un de leurs alliés. Car dans ces moments là, c’est inconcevable de trahir. Cela peut condamner plusieurs personnes et ainsi la confiance, même en ses partenaires est limitée.
Enfin j’ai apprécié l’échange qui a permis d’approfondir certains points et l’entrain avec lequel il le faisait.

 Strzepek Romane

Le lundi 18 octobre 2010, la rencontre avec Michel Agnellet nous a apporté un témoignage vrai et émouvant comme pratiquement personne n’a pu en avoir.Il nous a rapporté les détails, il a raconté ses actions et celles de ses camarades (les 5 martyrs). Michel a même collaboré avec son pére pour participer a des actes de résistance sans prévenir sa famille.

Jean Charles Raymond, auteur, acteur, metteur en scéne, a décidé un jour de monter une piéce de théâtre avec sa compagnie "La Naive". Michel Agnellet eêt envie de voir cette piéce et y alla, rencontra Jean Charles et tous deux décidérent de travailler ensemble pour apporter un témoignage encore plus réel à le France et surtout aux lycéens dans une piéce s’intitulent "Un autre 11 novembre" . Cette piéce nous raconte la résistance vue par des enfents de 14 ans, qui y ont participé.

La volonté de ces enfants et leur implication en a boulversé plus d’un dans la salle.

En sortant, tout le monde s’est remis en question sur ces atrocités que la race humaine a pu faire ou laisser faire.

Michel Agnellet nous a dit : "Des enfants de 14 ans ne mérite pas de faire ca, nous l’avons fait parce qu’il le fallait, mais j’espére de tout coeur que plus jamais cela ne se reproduira. Je n’en dors toujours pas la nuit, j’en fais encore des cauchemars".

 

Joret-Gally Nicolas

Nous avons fait la rencontre de Michel Agnellet, un résistant de la Seconde Guerre Mondiale, le 18/10/2010.
Pendant 2 heures nous avons pu parler et apprendre ce qu’il a vécu durant sa jeunesse.

Tout commence, un peu avant 1940, lorsque les allemands interdisent de commémorer la fête du 11 novembre. Des tracts sont distribués pour manifester sur les Champs Elysée. Michel Agnellet et son meilleur ami Lucien Legros, âgés tous les deux de 14 ans à l’époque, participe à cette manifestation.
Quelque jour plus tard, Michel rejoint un groupe de résistants constitué de 10 membres dont lui et Lucien Legros.
Il rejoindra aussi le réseau Valmy grâce à son professeur de français et écrira lui aussi des tracts.
Son professeur sera arrêté et décapité.
Michel a participé à plusieurs attentats comme la destruction des 9 bombardiers à l’aérodrome de Melun-Villaroche et l’attentat contre la Gestapo, rue Buci à Paris. Après cet attentat, certain de ses amis, dénoncé par un des leur, n’ont d’autres choix que de vivre plusieurs jours dans les égouts.
Ils se feront finalement capturer, et fusiller avec honneur en criant vive la France. Parmi ceux ci, Lucien Legros était présent.
On voit que Michel Agnellet est encore sous le choc et, il « ne dort plus ».
Un bon nombre d’élèves a été ému devant la tristesse de Michel, lors de la lecture d’une lettre, celle de Lucien Legros.
Cet homme, à ses 14 ans, a tué des Allemands, et cela est une preuve de courage. Et comme la dit Jean-Charles Raymond, scénariste de la pièce « un autre 11 novembre », « Qu’aurions nous fait à sa place ! »
 

Claire Trouchet 1e ECO 2

La façon dont Michel Agnellet a raconté son histoire était très expressive. Même s’il contait ses expériences avec humour parfois, on sentait au-delà de son air léger que son passé était encore bien ancré en lui. D’ailleurs à la fin lorsqu’il nous a souhaité de ne jamais vivre ce qu’il avait vécu, lorsqu’il nous a dit que la nuit il ne dormait pas, cela a jeté un froid dans la salle. Tout le long il avait raconté les horreurs qu’il avait vues, et qu’il avait parfois commises (tuer un homme), c’était très réaliste et même avant qu’il nous fasse part de ce qu’il ressentait encore aujourd’hui, on n’avait aucune envie de vivre ce qu’il avait vécu. Ce qu’il racontait était à la fois vivant, émouvant, et bien que je ne m’y attendais pas du tout, avant que Michel Agnellet ait commencé à parler, en sortant j’avais envie d’en savoir plus. 

 
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